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Repérage du risque

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Comment réagir ?

Vous êtes un particulier

Adopter une attitude bienveillante

Adopter une attitude bienveillante à l’égard de la personne en crise s’avère être la première attitude recommandée : essayer d’établir une relation de confiance, un dialogue, être à l’écoute. Il s’agit de créer un climat d’empathie, c'est-à-dire être suffisamment proche, sans se substituer à la personne.

Une épreuve complexe

Toutefois, avoir en face de soi, dans son entourage, dans sa famille ou dans ses patients, une personne qui manifeste des idées ou des envies suicidaires n'est pas chose facile à gérer. D'abord, parce que cette personne en crise suicidaire nous confronte directement avec la peur de la mort de la personne qui est en face de nous, mais aussi de notre propre mort, réveillant en nous des peurs ou des angoisses souvent niées. Ensuite, la peur de mal faire, ou de trop en faire, risque de nous gagner rapidement. Enfin, ce genre de situation nous ramène immanquablement à la limite de nos interventions et ce, quel que soit le type de relation en jeu : nous n'avons in fine aucun pouvoir ultime sur la vie de l'autre.

Malgré la possibilité d'impasse, chacun peu agir à son niveau

Il n'existe donc pas de recette miracle lorsque l'on est confronté à quelqu'un qui nous parle directement ou indirectement de ses idées suicidaires. Chacun réagira en fonction de sa sensibilité, de ses possibilités et de ses limites, mais certaines recommandations générales peuvent s'avérer utiles.
De même, l'expérience a montré que certaines conduites mènent dans des impasses et ne sont pas de nature à favoriser l'échange ni la reconnaissance de la souffrance chez l'autre.

Rappelons que c'est dans ces contacts parfois informels, parfois plus structurés (dans le cadre d'une prise en charge par un professionnel), que résident déjà les premiers éléments d'une prévention du suicide1.

Vous êtes un professionnel

Evaluer l'état de la personne

Cette évaluation se compose généralement de deux phases :

Orienter la personne

Dans le cadre d'un professionnel de premier recours.

schéma orientation sans urgence
schéma orientation en urgence

Hospitalisation sans consentement

La personne admise en soins psychiatriques sans son consentement fait l’objet d’une période initiale d’observation et de soins sous la forme d’une hospitalisation complète sans consentement. Son avis et son consentement doivent être recherchés afin de l’associer aux soins qui lui sont prodigués.

Dans les 24h suivant l’admission, un médecin réalise un examen somatique complet. Puis un psychiatre de l’établissement d’accueil établit un certificat médical constatant son état mental et confirmant ou non la nécessité de maintenir les soins psychiatriques sans consentement au regard des conditions d’admission.

Dans les 72h suivant l’admission, un nouveau certificat médical est établi par le psychiatre de l’établissement d’accueil (en cas d’urgence ou de péril imminent, le psychiatre est différent de celui qui a établi le certificat médical de 24h).

A l’issue des 72h, plusieurs options possibles :

  • La poursuite des soins sans consentement, si les 2 certificats concluent à leur maintien. Un psychiatre de l’établissement d’accueil propose dans un avis motivé le type de prise en charge : programme de soins incluant des soins ambulatoires ou hospitalisation complète.
  • La fin des soins psychiatriques sans consentement (levée de la mesure de contrainte), si un des certificats (24h ou 72h) conclut que ces soins ne sont plus justifiés. Des soins avec consentement (ambulatoires ou hospitalisation) peuvent se mettre en place si les 2 certificats le justifient.

A tout moment de la prise en charge, la contrainte peut être levée.

Pour aller plus loin

Le repérage de la crise suicidaire

La crise suicidaire est une crise psychique, une situation de rupture et de souffrance, dont le risque majeur est le passage à l’acte. Elle connaît souvent trois étapes : l'idéation, la macération de l'idée et la cristallisation.

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La prise en charge psychosociale

Reconnaître la souffrance de la personne et de son entourage, associée à une crise suicidaire constitue un point de départ essentiel dans l'accompagnement.
Une aide psychosociale, en complément du suivi médical, permet de réduire le risque de récidive de la personne.

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